Deux métiers proches, mais qui ne répondent pas aux mêmes besoins. Comment savoir vers qui se tourner ?
Quand une difficulté touche à l’intimité, on ne sait pas toujours vers qui se tourner. Sexologue, sexothérapeute : les deux mots se ressemblent, mais ils désignent deux approches différentes.
Le sexologue est généralement un professionnel de santé (médecin, sage-femme, psychologue…) qui a suivi une formation complémentaire en sexologie. Il peut poser un diagnostic et, s’il est médecin, prescrire un traitement.
C’est vers lui, ou vers votre médecin traitant, qu’il faut se tourner en premier lorsqu’un symptôme physique est présent : douleurs pendant les rapports, troubles de l’érection, changements inexpliqués.
Le sexothérapeute n’est pas médecin. Il ne pose pas de diagnostic et ne prescrit pas. Son rôle est d’accompagner, par l’écoute et l’échange, ce qui se joue sur le plan émotionnel et relationnel :
les blocages et les peurs liés à la sexualité ;
le manque de confiance en soi ou envers l’autre ;
les difficultés de communication dans le couple ;
les traumatismes qui pèsent sur la vie intime.
Les deux approches ne s’opposent pas : elles se complètent souvent.
Si vous avez un doute sur une cause physique, commencez par un avis médical. Si la difficulté tient davantage à vos émotions, à votre histoire ou à votre relation, un sexothérapeute peut vous aider à y voir plus clair, en complément d’un suivi médical lorsque c’est nécessaire.
Dans tous les cas, l’essentiel est de ne pas rester seul·e avec ce qui vous pèse.